Le Monde de la peur

Le Mal n'est plus dans l'Ombre
 
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 Triste désillusion [libre]

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Abel

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MessageSujet: Triste désillusion [libre]   Dim 17 Aoû - 23:15

De l'espoir. Un infime espoir qui avait conduit l'ancienne reine dans cette forêt à la réputation sanglante. En effet, il y a longtemps, lorsque elle et ses semblables n'étaient alors que des demis-dieux veillant sur le monde, Abel avait du se rendre dans une forêt à la réputation identique à celle ci. A l'époque, ce n'était point les Jahin le problème, mais une armée d'âme coupée du monde, bloqué à jamais entre les arbres et attaquant tout ceux qui osaient pénétrer sur leur territoire. Elle avait réussit à passer, à l'époque, et avait pu gravir la montagne qui l'emmener au royaume des dieux, sellant ainsi son destin...

Elle avait eut l'espoir que la forêt Aonis soit cette même forêt et qu'elle aurait changé de nom avec le temps et ainsi, Abel aurait eut un point de repère dans ce monde qui n'avait que trop changé.
Cruelle désillusion.
Il n'y avait rien ici, ni les âmes des morts qu'elle avait fait ployé, ni la montagne sacré. Rien. Juste des arbres et un grand Dolmen sur lequel était gravé des écritures trop nouvelles pour qu'elle comprenne.
Ses doigts caressèrent la surface lisse de la pierre. Froid comme la mort, cet odieux édifice lui renvoyait en pleine figure tout ce qu'elle avait perdu, toute l'inutilité des combats menés dans le passé. Où étaient-ils tous ces guerriers ? Ces huit immortels dont elle faisait parti et avec qui elle avait vécu, souffert, gagné, perdu...

Abel se résigna. Remontant la capuche de sa cape de bure après un long soupir, elle tourna le dos au monolithe et se laissa caresser par la brise qui faisait crisser les branches des arbres. Elle refusait d'affronter Le Demon, elle ne voulait pas se battre à nouveau. Non pas par peur, mais bien par lassitude. Ce serait inutiles, une fois de plus. Quand bien même elle vaincrait avec les maigres forces qui lui restait, un autre mal surgirait. Non, elle préférait rester dans l'ombre, regarder les nouvelles forces s'affronter, pleurer le monde qu'elle avait connu et...

La déesse se figea. Ecoutant le moindre bruit autour d'elle. Quelqu'un l'observait, elle le savait, elle le sentait. Elle resta immobile, ses traits dissimulé sous la noirceur de sa protection. Qui oserait la déranger?
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Eochaid
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MessageSujet: Re: Triste désillusion [libre]   Lun 18 Aoû - 14:54

Eochaid avait cherché sans relâche les traces de son peuple dans cette forêt, mais rien ne laissait penser qu’il avait un jour parcouru ces bois. Il ne savait trop que faire. Il avait fait un long chemin et il allait repartir bredouille. C’est alors que son marteau lui envoya les impressions d’une autres créatures qui parcourrait la forêt. Eochaid avait eu le droit de passage sur les terres des jahins au prix d’une longue veillée à jouer de son instrument. Il savait qu’il devait en jouer encore si il croisait à nouveau un jahin. Ne sachant pas quelle créature approchait de lui, il sortit sa harpe et joua de ses doigts douloureux sur les cordes.

Eochaid sentit une lassitude énorme. Un sentiment qui traînait depuis bien trop longtemps dans l’être qui l’abritait. Eochaid ne se rappelait pas l’espérance de vie des jahins et il doutait de la savoir véritablement un jour. Il s’assit et observa la direction d’ou devait sortir la personne si son sens supplémentaire ne l’avait pas trompé. Une sorte de cercle de pierres qu’il n’avait pas vraiment eu le temps de fouiller. Il avait noté la présence d’une pierre centrale, mais c’est alors que les jahins étaient arrivés sur lui.

En revenant à la réalité, il observait une silhouette qui se déplaçait trop de fluidité pour être un jahin. Cette silhouette était encapuchonnée et il n’était pas possible pour Eochaid de voir qui était la personne qui avançait vers lui. Une seule semblait certaine, il n’y avait pas une envie de combat dans ce qu’Eochaid ressentait des émotions de la silhouette…
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MessageSujet: Re: Triste désillusion [libre]   Lun 18 Aoû - 17:02

Une douche musique parvint aux oreilles d'Abel. La mélodie semblait venir de tout les cotés, résonnait dans les arbres et s'accordait avec la caresse du vent sur les arbres. Instinctivement sur la défensive, l'ancienne reine recula d'un pas pour s'adosser au dolmen et crispa sa main gauche, paume vers le ciel, prête à en faire jahir sa lance au moindre mouvement à son encontre. La musique écoulait toujours ses notes chantantes -et pour dire vrai, magnifiques- lorsque Abel distingua une forme sortir de l'ombre des arbres et s'approchait d'elle. C'était un homme, apparemment. Elle ne chercha pas à s'avancer sur la nature de cet homme, ayant oublié depuis longtemps les subtilités et différences de races.

Dans tout les cas, il semblait paisible. Et sa musique charmait plus ou moins la déesse qui n'avait pas entendu de musique depuis...Depuis combien de temps, d'ailleurs?

Chassant ses réflexions, elle se détendit et avança d'un pas silencieux vers le nouvel - et étrange- homme qui jouait de son instrument. A vrai dire, peu importait qu'il se serve de la musique pour la tuer ou pour autre chose, cela faisait longtemps qu'elle était morte. Elle avait succombé, elle aussi. Non pas le jour où elle avait enfermé son corps dans la glace, mais doucement, chaque fois qu'elle avait ressentit le trépas de ceux qu'elle avait connu. Son frère, sa sœur, son amant, son fils puis sa fille, ses amis avec qui elle avait combattu...Certains, elle leurs avait ôté la vie elle même mais cela ne changeait rien. A chaque fois, son âme s'était un peu plus effacée. Comme l'eau cristalline d'un lac qui se trouble et devient marais. Comme une étoffe immaculé qui devient grisâtre et terne avec l'usure du temps...

Abel s'arrêta à quelque pas du barde et l'écouta égrainer les dernières notes. Cachés dans l'ombre de sa cape, ses yeux bleus scrutaient le visage de l'homme. Elle n'avait pas vu d'expression sur un visage depuis longtemps mais il lui semblait desseller de la mélancolie. Un peu agacé, elle baissa les yeux sur l'instrument qui produisait se son à travers des mains expertes en la matière et...Blessées ? étrange.

Abel portait sa cape pour ne pas être vu, se faufiler comme une ombre mais dans le cas présent, ça allait être un peu difficile. Aussi préféra-t-elle révéler les traits de son visage à l'inconnu qui devait être plus qu'un simple joueur de musique pour être parvenu ici vivant. La déesse porta doucement ses mains à sa capuche et la rabaissa sur sa nuque, en signe de pacifisme - certaines personnes de sa vie passée auraient été écrouler de rire de voir un synonyme d'Abel et le mot "pacifisme" dans la même phrase.


- Qui êtes vous ?

Les mots avaient été prononcé de façon assez froide mais c'était ainsi lorsqu'elle s'adressait à quelqu'un.
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Eochaid
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MessageSujet: Re: Triste désillusion [libre]   Mar 19 Aoû - 13:36

Eochaid observa la silhouette. Il se demandait qui pouvait se trouver sous la pèlerine. Il fut surpris de trouver une femme en dessous de celle-ci, non pas qu’elles sont moins capable que les hommes, mais que les jahins ont une préférence pour le beau sexe. Il termina son morceau de musique tout en étudiant les traits du visage de celle-ci, des traits fins et délicats. Il entendit la question et se voyait mal répondre qui il était réellement. De plus, le ton de la voix était froid, distant. Comment ne pas l’être dans un lieu que les jahins visitent fréquemment à la recherche de visiteurs égarés?

- Je me nomme Eochaid, belle dame. Je suis barde. Je ne vous cacherais pas que je suis surpris de vous voir dans un pareil endroit, surtout lorsque je sais ce que j’ai du payer comme prix aux jahins pour visiter ces ruines… Mes mains en sont encore douloureuse. Les troubadours de mon espèce s’intéresse à toutes les histoires, vieilles ou jeunes. Puis-je me permettre de vous inviter à manger en ma compagnie. N’y voyez pas un piège, juste que la compagnie humaine me manque depuis quelques jours. Les jahins ne sont pas vraiment accueillants avec les étrangers.

Eochaid rangeât sa harpe dans son dos, à l’endroit prévu à cet effet. Il sortit en suite, de sa besace, de quoi manger à deux. Espérant bien avoir quelqu’un pour discuter pendant celui-ci. De plus, le visage de cette dame semblait comme sortit de sa mémoire, d’avant les troubles avec le Démon, mais il ne savait dire d’où. La guerre des dieux et ce que le Démon lui avait fait, avaient ruiné sa mémoire. Il ne se rappelait pas énormément de choses de sa vie dans les éons. La seule chose, dont il se rappelait, était son peuple, le peuple qu’il cherchait et qu’il devait retrouver. La douleur dans ses doigts déjà meurtris lui rappela qu’il devait faire quelque chose pour cela. Il sortit un drap et se banda les mains pour éviter de se blesser plus avant. C’étaient des blessures superficielles, mais pour jouer, elle était tout de même douloureuse, et même, fort douloureuse. Il sentit la douleur. Il se rappela alors qu’il n’avait pas les besoins des mortels, mais que son corps ressentait tout comme le corps de n’importe quel mortel
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MessageSujet: Re: Triste désillusion [libre]   Mer 20 Aoû - 15:22

Abel écouta Eochaid en silence et baissa ostensiblement sa garde. La compagnie d'un barde ne lui ferait pas de mal et elle appréciait même de croiser quelqu'un aussi calme. Doucement, elle retira sa cape et la laissa choir sur l'herbe et la terre, laissant voir à la lumière du jour sa tunique d'un bleu sombre qui semblait appartenir à un autre temps, une autre histoire. Elle s'assit sur le sol, en face du barde et le regarda longuement en silence, réfléchissant.

- Je me nomme Abel et j'accepte votre offre. Pour vous prouver ma gratitude, je peux vous conter des histoires vieilles de plusieurs milliers d'années, des récits que les mortels ont oubliés depuis longtemps.

Elle regarda les doigts meurtris d'Eochaid et chercha quelque chose dans une des multiples bourses qui étaient rattachées à sa ceinture. Après plusieurs minutes, elle en sorti un petit sac de cuir qu'elle ouvrit et posa devant elle.

- Permettez moi de soulager la douleur, Eochaid.

Abel attrapa une des mains du barde et inspecta un instant le bout de ses doigts, plongeant son autre main dans le petit sac de cuire et sortit un peu d'une sorte de crème transparente et un peu grasse qu'elle étala doucement sur les meurtrissures et les irritations. Lorsqu'elle eut fini, elle répéta la même chose avec l'autre main du barde.


- C'est une ongue à base de plantes assez rare, cela ne guérit pas mais apaise la douleur un petit moment. Pour votre question de tout à l'heure, je ne me suis pas faite voir de ceux que vous nommez jahins, ils n'ont pas remarqué ma présence en ces lieux.
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MessageSujet: Re: Triste désillusion [libre]   Mer 20 Aoû - 22:47

Eochaid se rappelait vaguement d’un être mythique du nom de Abel, mais il était peu probable qu’il fut toujours en vie. De plus, il se rappelait d’un homme, enfin, il croyait, il n’en était pas certain. Des histoires vieilles de plusieurs millénaires, voilà un présent qui fit briller les yeux d’Eochaid. Il était rare de trouver un conteur. Et surtout en un lieu aussi inhabituel. Un tel présent était trop rare pour le laisser passer.

- Il n’est rien de plus précieux à mes yeux qu’une bonne histoire. En parlant d’histoire, c’est un nom célèbre que vous portez là, celui d’un être de légende. En plus, vous êtes barde, une chance. Je désespérais de trouver une collègue, surtout en un lieu aussi reculé.

Eochaid laissa Abel soigner ses doigts. Il doutait qu’on puisse y faire quelque chose très rapidement. Mais, a peine l’onguent sur les doigts, la douleur se calme dans ceux-ci. Il observe comment Abel soigne ses doigts et n’en revient pas d’un tel talent.

- Il faudra m’apprendre, au cas où les jahins voudraient un autre tour de chant, cela me serait très utile! Je n’ai aucun talent pour ce qui est de prendre soin de moi, enfin, de ma santé, je veux dire.

Eochaid écouta la réponse d’Abel. Il lui semblait étrange que les Jahins n’usent pas vu une dame aussi charmante se promener sur leur domaine.

- Les Jahins vous réserveraient un bien triste sort. Avez-vous eu le temps de traduire les glyphes des dolmens? Je suis ici pour le savoir qu’ils renferment. Je suppose que c’est pareil pour vous? On prétend que dans les temps anciens, ce genre d’endroit permettait de communiquer avec les dieux.

Eochaid se souvenait de cela. Son peuple le contactait bien souvent comme cela. Il adorait pouvoir parler directement à son peuple. Mais à cette époque, les dieux habitaient les éons et pas la terre. Maintenant qu’il aurait pu converser tout le jour avec eux, il ne savait où les trouver. Eochaid attendait avec impatiente les histoires d’Abel, comme un enfant attends son histoire avant de s’endormir.
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MessageSujet: Re: Triste désillusion [libre]   Jeu 21 Aoû - 11:58

Des histoires, elle en avait à revendre. Des dizaines de périples, de quêtes, de romance, elle avait vu et vécu beaucoup de chose et elle ressentait aujourd'hui le besoin de savoir que quelqu'un se souviendrait de ces légendes oubliées où se mellaient ange, démon, elfe, humain, centaure ou dragon. Mais par où commencer ? Il y en avait tellement et encore plus. Les contes d'un peuple oublié dans les limbes du monde.

- Un être de légende? Répéta Abel, amusée malgré elle, aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été la seule à porter ce nom. Et je ne voudrais pas vous décevoir, mon cher Eochaid, mais je ne suis pas barde. Ces histoires, je les ais vécu ou je les ai vu vivre, ce sont des fait réels oubliés des mortels et des dieux.

Le sous-entendu de sa première phrase était à peine dissimulé. Elle ne cherchait à protéger aucun secret, ni ce qu'elle était, ni son age plus qu'extravaguant. Eochaid semblait apprécier que la douleur quitte ses doigts et Abel en était bien aise. Il restait, quelque part au fond d'elle, une partie de son esprit qui cherchait toujours à soulager ce qui l'entourait, comme si les années passées à relevé un peuple opprimé avait laissé des marques dans sa chaire.


- C'est très facile à faire, cet ongue, le plus dur est de trouver les plantes. Si vous voulez, je vous accompagnerais pour sortir d'ici et les jahins ne pourront pas quémander votre musique une seconde fois.

Évidement, une autre partie d'elle était toujours prompte à donner la mort, ça aussi c'était une vérité absolue. Abel entreprit de ranger son petit sac de cuire quand la dernière phrase d'Eochaid la figea sur place. Un endroit pour communiquer avec les Dieux? Alors, elle ne s'était pas trompé, c'était bien ici. Nerveusement, elle fit comme si tout cela la laissait de marbre et rangea son sac avec des mains un peu tremblantes.

- J'étais bien venue pour savoir si cette forêt était la même que jadis mais non seulement je n'arrive pas à déchiffrer ces écritures trop jeunes, mais cet endroit n'a rien de semblable avec ce qu'elle était avant. Je vais d'ailleurs commencé par une histoire qui s'est déroulé dans un endroit permettant de communiquer avec les dieux, si cela vous va.

Abel inspira. Il ne serait pas difficile de raconter cela, elle se souvenait de chaque pas, de chaque arbre de la forêt et de la montagne sacrée.


- A une époque où les Dieux vivaient encore bien loin des hommes, les mortels ne pouvaient les contacté qu'en passant par la montagne sacrée. Malgré son nom, il fallait traverser une malédiction pour l'atteindre. La forêt qui entouré le repère des dieux était peuplée des âmes des pires criminelles, des esprits damné, obligé de rester là et de chasser les intrus pour l'éternité. Ces pauvres êtres ne laissaient passer que les demis-dieux, car ils étaient les seuls à pouvoir gravir la montagne. Les dieux avaient annoncé aux maudits qu'un demi-dieu pouvait libéré l'un d'entre eux de la tourmente, et c'est toujours plein d'espoir qu'ils attendaient la venus d'un nouveau fils des dieux. Mais, en des centaines d'années, jamais aucun de ceux qui gravir la montagne ne libéra un damné. Jusqu'au jour où la dernière des demi-dieux vint gravir la montagne à son tour. Une des âmes refusa de la laisser passer,...

Marquant une pose, Abel scruta la forêt autour d'elle. Si l'endroit était le même, alors il n'avait que trop changé.


- Cet homme damné disait que puisqu'ils ne seraient jamais libérés, autant que les élus des dieux les tue pour s'être opposé à eux. La demi-déesse ne savait que trop bien l'horrible sort que les dieux réservait à ceux coupables de sacrilège, aussi ne détruisit elle pas l'âme et partit au cœur de la montagne. Face aux dieux, elle écouta leurs ordres et, pour la première fois, un demi-dieu demanda la libération d'une âme maudite. L'homme maudit fut donc sauvé par celle qu'il avait attaqué, et il sorti de la forêt avec elle. Pourtant, elle refusa qu'il l'accompagne dans son voyage, disant qu'elle était déjà accompagné et qu'il était tant pour lui de retourner à la vie. L'homme ne revit jamais sa bienfaitrice et la demi-déesse ne revit jamais cet ancien criminel. Leurs vies ne s'étaient entrecroisé que le temps d'un battement d'ailes et pourtant cela les avait changé tout deux. On dit que l'homme devint le garde du corps d'une prêtresse exceptionnelle et que sa vie fut mené comme celle d'un héros.

Abel laissa le silence combler le vide, elle avait fini son récit et coula dans ses souvenirs. Elle se souvenait de la mine déconfite de Gil, car c'était son nom, lorsqu'elle lui avait offert sa liberté. Elle se souvient également de sa propre surprise lorsqu'elle le vit au coté de Frida, des années après. Frida était aussi une demi-déesse et une prophète qui ne se trompait jamais. C'est un peu elle qui guida les siens à la victoire. Et si les souvenirs d'Abel n'étaient pas éronés, elle avait mit au monde le fils de Gil peu de temps après la fin de la guerre.
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Eochaid
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MessageSujet: Re: Triste désillusion [libre]   Jeu 21 Aoû - 15:20

Eochaid avait les yeux qui brillaient de mille feux. Il espérait tant en apprendre plus. Le sous-entendu lui passa un peu au dessus de la tête. Il n’était pas rare qu’un collègue s’attribue des légendes et une longue vie. Mais il se moquait de connaître l’origine de l’histoire, à la condition qu’il ne la connaisse pas ou qu’elle éveille en lui un souvenir enfui.

- Oubliée des dieux et des mortels, que voilà une chose intéressante. Je vous écoute avec la plus grande attention, et j’irais même jusqu’à d’une oreille avide!

Eochaid sourit à Abel. Il vit un sourire glisser sur les traits d’Abel lorsqu’elle remarqua qu’il se sentait mieux. Il était vrai qu’il aurait grand besoin de savoir comment faire cet onguent. Il ne savait plus se soigner lui-même. Ce pouvoir lui avait été pris par le Démon. Et, ironiquement, le Démon lui avait laissé celui de guérir les autres. Ce Démon avait un sens de l’humour assez particulier. Eochaid nota les mains tremblantes d’Abel à l’évocation de ce qu’était les cercles de pierres anciens qui parcheminaient le monde.

- Il y a de très nombreux cercles de pierres et forêts qui ressemblent à celle-ci. Vous êtes certaine qu’il s’agit de celle-ci? La confusion est aisée, je me suis trompé de forêt, et ce, plus d’une fois, en cherchant celle-ci. Toutes les forêts du monde ont des secrets et ils valent tous le détour. Ca, aujourd’hui, j’en suis certain!

Eochaid parlait d’une voix chaleureuse. La compagnie lui faisait du bien. D’autant plus qu’il ne devait pas sortir sa harpe. Abel commença son récit. Eochaid écoutait l’histoire, capté par les mots. Son souvenir s’éveilla pendant le récit d’Abel. Il comprit le sous-entendu de la première phrase et la vérité dont ne se séparait pas Abel. Il se souvint de cette âme et de son destin. De sa seconde vie aussi. Eochaid avait été heureux d’apprendre que les demi-dieux étaient intéressés par les mortels de la forêt maudite. Cela remontait à il y a bien longtemps. Il laissa Abel finir son histoire. Puis, il prit la parole.

- Je connais cette histoire, mon souvenir de cette époque est vague. Gil n’était pas vraiment un mauvais homme, il le prouva dans sa seconde vie. Maintenant que mes yeux sont ouverts, je te reconnais, Abel. Tu ne dois pas me reconnaître sous cette apparence. Je suis Dagda, le dieu de la création et de la destruction du peuple Tuatha Dé Danann. J’étais sur la montagne lorsque tu franchis les portes des éons. Cela fait maintenant si longtemps…

Eochaid ne termina pas sa phrase, comme aspiré par ses pensées. Il reprit cependant très vite la parole.

- Tu as toujours été une demi déesse valeureuse et proche des mortels. J’ai toujours envié le contact que vous aviez avec les mortels. Ma chute m’a permis de nouer ce contact, mais pas avec mon peuple, je le cherche. Je parcourre le monde sous les traits d’un barde, cherchant les miens, mais aussi le Démon. Pas pour l’affronter, mais pour parler avec tout ce qui reste de dieu absolu. Le Démon doit se sentir seul, isolé des autres. Avec personne pour comprendre quel est son devoir et ce que sont ses responsabilités. Je n’ai pas vraiment à craindre des jahins de ses lieux, mais j’évite au maximum de me battre et d’attirer l’attention. Si je me bats, je retrouve mon corps divin pour le combat. C’est une chose pratique, mais qui attire le regard…

Eochaid était ravi, une autre créature divine arpentait donc le monde. Eochaid ne savait comment il rendrait la pareille à Abel. Sans Abel, il n’aurait pas retrouvé ce morceau enfui de sa mémoire. Il espérait qu’Abel le croirait sur parole et qu’il ne devrait pas prendre son marteau en main pour prouver ses dires…
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MessageSujet: Re: Triste désillusion [libre]   Jeu 21 Aoû - 16:46

Abel resta interdite en entendant les révélations d'Eochaid. Ainsi il était un des dieux qu'elle avait vu sur la montagne sacrée. Dagda...Oui, elle se souvenait de lui. Il avait été un des rares à ne pas la toiser de haut et a ne pas juger ses actions passées. C'était il y a si longtemps...Elle n'aurait jamais pu le reconnaitre sous cette forme, effectivement. Il y avait donc encore des dieux qui se souvenaient d'elle. Maintenant c'était elle qui avait des questions pleins la tête mais elle se retint. En vérité, elle n'avait jamais beaucoup aimé les dieux, même quand elle en était devenue une elle-même. Abel les avait toujours trouvé cruels et ils avaient été responsables de beaucoup de ses déboires et si elle tuerait bien certains d'entre eux ( notamment Orne, son père et Aurion, le père de sa fille) elle n'avait ni rancune ni griefs envers Dagda.

- Ainsi, tu y étais. Je me souviens de toi, ainsi que de tout les autres, mais tu es un des rares qui a mon respect, je dois bien l'avouer.

Etrange. Toutes ces années à fuir les dieux, à mener une vie humaine même en étant une déesse et voila qu'aujourd'hui elle se retrouvait face un de ceux qu'elle avait fuit. En y réfléchissant, elle s'était réjouie d'une façon malsaine de la chute des dieux.

-Je n'ai vu personne de ton peuple depuis que je me suis éveillé de nouveau dans ce monde. Et pour ma part, je ne souhaite pas me battre contre le démon ou même lui parler; J'ai déjà prit part aux combat plus souvent qu'à mon tour et j'en suis lasse. Le monde aura de nouveaux héros, il en a toujours été ainsi. Je cherche juste à retrouver des vestiges du monde que j'ai connu...

Elle laissa un silence, réfléchissant à ce qui ce passait maintenant dans le monde et à ce que ses compagnons auraient fait. Nuls doutes que beaucoup se seraient jeté sur le démon et l'aurait combattu bec et ongles dehors, faisant fi du danger.


- Les demis-dieux avaient beaucoup moins de contacte avec les mortels que tu le crois. Nous étions seulement deux a entretenir des relations avec nos peuples respectifs. Akinael en tant que seigneur parmis les anges et moi en tant que reine d'un royaume humain, les autres sont toujours restés dans l'ombre.

Elle marqua une courte pose pour réfléchir et vérifier la véracité de ses dires. Elle reprit la parole sur tout a fait autre chose.


- Dis moi, Eochaid...ou Dagda, comme tu préfères. Nous parcourons tous les deux le monde, pourquoi en pas le faire ensemble? Je dois bien avouer être perdue, tout à tellement changé...
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MessageSujet: Re: Triste désillusion [libre]   Lun 25 Aoû - 10:58

Eochaid s’étonna de la mémoire d’Abel, la sienne laissant plus qu’à désirer. Elle semblait se souvenir d’absolument tout. Eochaid lui enviait ce fait, il avait énormément de mal à se souvenir ne serais-ce que du visage du premier chef de son peuple. Il n’arrivait pas à se souvenir d’où se trouvait le cairn sacré où il parlait directement avec sa voix à son peuple. Elle lui marquait son respect et il avait tant de mal à exprimer le sien.

- Tu as toujours eu le mien. Parce que tu ne voyais pas les humains comme des pions que l’on déplace, mais comme des amis, des personnes qu’il fallait protéger et aider.

Eochaid ne marquait que rarement son respect pour ses anciens collègues des éons. Car les dieux qui se faisaient la guerre par l’entremise de leurs peuples, n’avaient pas son respect. Les siens avaient parfois fait la guerre, mais ils s’étaient plus souvent défendus que ce qu’ils avaient attaqué.

- Tu n’en as pas non plus vu durant tes errances, et bien tant pis, il me faudra juste continuer à chercher. Mais il y a ici, des textes à traduire. J’espère que certains me donneront une piste. J’aimerais revoir le cairn d’où je parlais aux miens. Je ne pouvais pas le faire trop souvent. Les autres dieux m’auraient fait une guerre impossible si j’avais abusé de ce droit…

Eochaid plongea dans ses souvenirs. Ceux-ci avaient été réanimés par Abel. C’était comme un flot constant de choses qui se déversaient dans sa tête. Rien ne semblait vouloir l’arrêter. Eochaid se rappela des visites au cairn de Dagda. Il ne se rappelait pas le premier chef de son peuple, mais cela devait toujours être dans sa mémoire. Le Démon avait été implacable dans la mémoire d’Eochaid. Il se demanda si il chercherait toujours ses souvenirs.

- Le Démon, oui, je comprends ton point de vue. Je sais que je n’ai aucune chance face à lui. Enfin, je devrais dire elle. Dans ce monde où les hommes guident les peuples, on ne pouvait attendre rien d’autre qu’une masculinisation de cette créature. Je ne veux pas me battre contre elle non plus. J’aspire à la paix, je veux juste rentrer chez moi. Revoir mon peuple et rien d’autre. Les routes sont une passion qui me restera, mais j’aimerais savoir où est mon peuple et savoir que là-bas, c’est chez moi…

Une pointe de nostalgie se trouvait dans la voix d’Eochaid. Abel lui fit une fois encore remonter le cours du temps. Il se retrouvait une fois encore dans les éons à surveiller les demi-dieux et les mortels. Elle disait vrai, sa mémoire le lui disait. Il ne savait plus faire taire le temps passer qui revenait à sa conscience.

- Oui, et tu as toujours eu mon appuis lorsque les dieux voulaient intervenir. Je ne me rappelle plus le nom de la bataille, mais les autres dieux voulaient intervenir contre toi. Nous ne fûmes que quelques uns à ne pas le vouloir, mais cela suffit à calmer les autres. Ils ne voulaient pas d’une guerre ouverte dans les éons. A cette époque, le Démon marchait encore sur le monde.

Eochaid fut ravi de la proposition d’Abel. Il n’avait pas osé en espérer autant. Il en aurait presque pleuré. La clef de sa mémoire voulait bien l’accompagner.

- Ce sera avec un grand plaisir, que l’humble barde que je suis, voyagera avec une dame aussi charmante. J’ai un autre compagnon de route. J’espère que vous vous entendrez. Je l’ai laissé à ses affaires pour partir aux miennes. C’est un accord entre nous. Il ignore qui je suis. Autant pour sa sécurité que pour la mienne. Je vous conseille d’en faire autant. Mais, avant la route, la traduction. Et oui, ce monde n’a que trop changé. J’en viens parfois à me demander si c’est bien le monde que j’ai aidé à créer…

La voix d’Eochaid reflétait bien son état de joie. Il sortit un petit carnet et se dirigea vers le centre du cercle de pierres, vers le dolmen. Il invita, d’un geste, Abel à le suivre. Eochaid espérait se rappeler les glyphes de mémoire, d’autant plus qu’Abel en avait ouvert les barrières…
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Abel

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MessageSujet: Re: Triste désillusion [libre]   Ven 29 Aoû - 18:03

Abel écouta Eochaid en guettant la moindre de ses réactions. Il y avait quelque chose d'étrange, comme si il se souvenait maintenant des évènements passés alors qu'il les avait oublié pendant longtemps. C'était bizarre, néanmoins elle lui accordait le crédit dû à un dieu qui l'avait soutenu, alors même que son propre père fulminait contre elle et voulait l'écraser, du haut des éons. L'ancienne reine avait toujours eut un sens de la famille étrange et même si son père l'avait hait, elle avait fait son possible pour rentrer dans le moule qu'il lui avait assigné, ce n'était pas sa faute si son amour pour les humains l'avait finalement emporté sur son devoir de fille. Mais qu'importe, Seyn, le propre fils d'Abel, avait tué ce dieu, en vengeant ainsi la mémoire de sa mère qu'il croyait morte.

Eochaid avait raison,Abel avait soutenue les humains - et ils lui avaient rendu un culte pour ça- mais c'était la malédiction des demi-dieux que d'aimer le peuple dont ils sont issue plus que tout. étrangement, même si Dagda avait apporté son aide à la déesse, elle ne savait presque rien de lui, s'étant détournée des dieux très tôt.

Plus tard, elle ne s'étonna pas d'apprendre que le démon était en faite une femme. Les hommes les sous-estimait toujours et les ignorait, se retrouvant sans le savoir en position d'infériorité. Abel le savait très bien, elle avait le souvenir que dans le royaume de son frère, on la prenait pour un homme du temps où elle était l'un de ses généraux. chaque fois, ils avaient eut la même réaction en voyant son visage.


- Qu'importe que ce démon soit une femme, cela ne change rien à mon indifférence. Comme toi, je veux juste rentrer chez moi mais pour l'instant, je cherche où est ce chez-moi qui semble avoir été rasé de cette terre. Comment ce monde a-t-il pu changer autant ? Cette femme a-t-elle le pouvoir de modifier la géographie à son bon plaisir ?

En effet, elle avait déjà parcouru une partie du monde, étudié des cartes, demandé des renseignements mais c'était comme si son château, son royaume et même tout ce qu'elle avait connu était parti en fumée ou réduit à l'état de souvenirs. Comme cette bataille dont Eochaid avait oublié le nom. Abel s'en souvenait très bien, elle. Elle se souvenait du silence de mort qui avait précédé le combat, de leur immobilité sur leur chevaux. Elle se souvenait de l'odeur acre du sang et du chaos comme de sa rage lorsque certains de ses amis étaient tombé au combat.

- Mes semblables avait nommé cette bataille "dethil lineli nym" qui veut dire, mais j ne t'apprend rien,"pour les larmes des mortels" dans la langue des dieux car c'était pour les mortels que nous avions combattu. Par contre, je m'étonne que tu dises que le démon marchait encore sur le monde. La seule femme démon que j'ai rencontré au cour de ma vie a été tué par deux de mes semblables et ces créatures sont d'un autre monde et nous avions scellé les portes...aurions nous échoué ?

Abel resta interdite et profondément vexée. Tous ces efforts pour voir l'une de ses bestioles du diable prendre le contrôle du monde ! C'était encore un coup du dieu de ces créatures...Ils auraient du le tuer ! Abel fulminait, être passé à coté de ça était vraiment une erreur de débutant. Enfin, elle se calma un peu, sachant que leur travail n'avait pas été aussi inutile qu'elle venait de le penser. La réponse que Eochaid lui servi, a propos de leur voyage l'attendrit un peu.


- Allons, ne soit pas si modeste Eochaid. Je m'entendrais probablement avec ton compagnon, dans le cas contraire je n'apporterais pas de problème et, si c'est la ce que tu veux, je ne lui révèlerais pas qui je suis non plus et me contenterais d'être Abel, une jeune humaine qui souhaite parcourir le monde. Mais tu as raison, il faut traduire ces inscriptions, bien que je ne pense pas être d'une quelconque aide, je dois l'avouer...

Lentement, elle se rapprocha des dolmens et frolla les inscriptions du bout de ses doigts en fronçant les sourcils.


- Ce n'est ni l'écriture des hommes, ni celle des elfes ou encore celle des nymphe et encore moins celle des Dieux...celle des anges, peut-être ? Je ne me suis pas rendue dans leur île - bien qu'elle ait disparut aujourd'hui- et je n'ai aucune connaissance de leur dialecte. Une langue inconnue, sinon?

Ces signes étaient étranges et même si l'ancienne reine avait une drôle d'impression en les regardant, elle n'arrivait pas à dire si elle les avait déjà vu. Peut-être aurait elle un déclique mais en attendant ces écritures lui semblaient bien jeune, par rapport à Eochaid ou elle même. Le barde devrait se débrouiller seul elle en avait bien peur...
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Eochaid
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MessageSujet: Re: Triste désillusion [libre]   Sam 30 Aoû - 13:04

Eochaid ne fut pas surpris par la réaction d’Abel. Une femme valait bien un homme, Abel avait prouvé cela à bien des occasions et le Démon aussi. Abel semblait avoir dormie pendant un long, très long moment. Elle posait des questions qu’Eochaid s’était posé au premier jour qu’il avait passé sur le monde des hommes. Il avait été ravi de pouvoir vivre parmi les humains, de parcourir le monde avec son peuple, mais le Démon n’avait pas été si magnanime. Il s’était retrouvé seul pour chercher son peuple. De son amour pour le chant et les histoires, il fit un manteau d’illusion pour cacher sa nature à toutes les personnes qu’il croisait. Il semblait qu’Abel n’en avait pas fait autant. Eochaid se demanda comment, dans ce monde étrange, Abel avait fait pour ne pas avoir à combattre trop souvent. Car pour Eochaid, c’était à ça que servait son mensonge. Il devait à Abel de répondre à ses interrogations.

- Oui, rentrer chez soi… C’est quelque chose que je veux aussi, mais pour ne rien te cacher, le Démon a pris les pouvoirs d’énormément de dieux. Nous ne sommes plus aussi nombreux. Certains, trop certain des pouvoirs qu’ils avaient encore ont essayé de contrôler des peuples mortels, mais cela n’a apporté que la mort pour ceux là…

Eochaid fit silence, repensant à tous les dieux qu’il avait connu et qu’il savait mort. Il en regrettait certains, mais pas la majorité. Il reprit ensuite la parole.

- Grace aux pouvoirs qu’elle a pris au dieu, le Démon peut changer la face du monde. Elle l’a déjà fait, mais pas très souvent. Je suis certain qu’elle le fera encore s’il le faut. Ou si elle le juge utile ou drôle. Je ne saurais te dire comment elle pense. Tout ce que je sais, c’est qu’elle est seule dans les éons, régnant sans partage. Une tâche ardue quoi doit l’avoir marquée.

Eochaid ne comprenait que trop bien ce qu’Abel ressentait. Pour lui, ce monde, c’était comme son enfant. Il avait été la à la création de celui-ci et comme un père peut être surpris par les changements chez son enfant, Eochaid était toujours surpris de ne pas reconnaitre les lieux qu’il parcourait. Il écouta le récit d’Abel sur la bataille ou Eochaid et quelques autres dieux avaient empêché qu’on massacre le camp où elle se trouvait. Le nom de la bataille ne lui évoquait rien, rien du tout même. Mais il écouta avec attention. Il se rappela des charges des braves, par vagues successives. La mort de trop de monde. Il avait créé bien des zones empêchant les guerres lorsqu’il était dieu, mais il ne restait que quelques unes de ses zones, détournées de l’usage premier qu’elles avaient. Les jahins s’en servent comme refuge où les humains ne savent pas passer et lorsqu’un humain l’oublie, il meurt atrocement, victime des âmes tombées là. Abel en revint au Démon, elle semblait confondre le Démon avec les créatures que les humains et les autres races mortelles appelaient des démons. Ils n’étaient absolument pas de la même espèce.

- Je comprends ton doute, mais le Démon, celle qui a tué les dieux, qui les a déchu, n’est pas venue d’un autre royaume. Nous, les dieux, avons créé ce Démon là, il est notre meilleure création, et nous ne savions pas que nous avions fait un si bon travail. Elle devait maintenir les peuples dans une peur respectueuse de certaines choses, comme les grandes guerres ou le respect des dieux créateurs. Mais, nous l’avons créé seule et elle était rejetée par toutes les races de la création. Nous l’avons oubliée pendant trop longtemps et nous ne nous sommes pas souciés de la voir venir dans les éons chez un dieu aux plaisirs un peu étrange. Elle le tua, ce fut sa première victime. Et, elle ne s’arrêta pas avant de nous avoir tous vaincus.

Eochaid soupira en se rappelant de tous les dieux qui étaient mort avant que le Démon ne sache comment les vaincre et prendre les pouvoirs des dieux, sans les tuer. Certains des premiers morts étaient des dieux bons et valeureux, de ceux qu’il aurait fallu épargner. Mais, il n’était que trop tard pour s’apitoyer sur les amis disparus. Abel parla de modestie, c’était cette modestie qui lui avait manqué lors de la création du Démon, pour le pas comprendre qu’elle ne se sentirait que trop seule. C’était encore cette modestie qui aveugla son jugement au retour du Démon dans les éons. Et encore cette modestie qui lui manqua lorsqu’il se crut apte, avec quelques dieux amis, de combattre le Démon.

- La modestie m’a trop manqué dans les éons pour que je puisse m’en passer à présent. Je sais que je n’ai été que trop sur de moi, imbu de ma personne. Mais ce temps est passé. Je sais que je ne suis plus le dieu que j’ai été. Je redeviendrai peut-être un dieu un jour, mais je ne serai jamais plus le dieu que je fus…

Eochaid laissa sa phrase en suspend, il savait qu’il n’avait pas à préciser plus sa pensée. Elle était presque transparente. Il suivit Abel dans le cercle de pierre et alla vers le dolmen. Abel ne connaissait pas cette écriture, et Eochaid, en touchant la pierre, provoqua une réaction à laquelle il ne s’attendait pas, le texte de tout le dolmen se mit à luire et la forme des lettres changea, révélant une langue aussi ancienne que les dieux même. Eochaid traduisit tout haut la langue ancienne des dieux de la création, une langue qui était déjà quasiment perdue à la naissance d’Abel.

- Il s’agit de la langue de la création, on ne la parlait déjà plus dans les éons à ta naissance. Mais, je me rappelle de la puissance de ses mots. Voici ce que le texte dit…

Nous sommes venus et repartis de ce monde, nous l’avons façonné et créé. Ainsi, nous le divisons. A l’est se trouveront les terres des hommes. Au sud, celles des Jahins. A l’ouest, celles des autres créatures. Le nord, est réservé à l’usage des peuples bénis des dieux. Vous qui êtes ici, sachez cela et si vous avez des griefs à notre égard, parlez, nous vous écoutons.

Eochaid se rappelait avoir aidé à écrire composer ce texte, mais l’endroit où ce texte devait se trouver était la ligne de répartition des points cardinaux. Ils étaient donc à l’endroit que les dieux avaient nommé le centre du monde. Il se rappelait qu’il y avait le même cairn avec le cercle de pierre et un dolmen identique de l’autre coté de ce monde. Ils étaient, peut-être, sur le mauvais coté de ce monde.

- Au vu de mes souvenirs, le Démon nous a peut-être envoyé sur l’autre face de ce monde. Mon peuple vivait non loin du cairn jumeau de celui-ci. Ce cairn se trouve aux antipodes. Je ne saurais l’affirmer, mais c’est une possibilité.

Eochaid resta la, assis, méditant cette terrible intuition. Il était donc soit juste à coté des endroits où avaient vécu son peuple. Ou il se trouvait à l’opposée de celle-ci, à des lieux et des lieux de son peuple…
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